Marie-France
Exercice : La lettre
Chère Anna,
Que me voilà mal à l’aise ! Sans doute pourras-tu m’éclairer sur la marche à suivre pour me sortir du pétrin où je m’embourbe. Sinon, si tu ne trouves aucune solution cohérente, ce que je ne peux imaginer, tu sauras au moins me réconforter, me trouver des excuses, me faire part de ta compassion, me dire d’oublier, de passer à autre chose, que sais-je ? Mais venons-en au fait. J’ai été particulièrement odieuse avec Madame Legendre ! J’ai volontairement omis de la saluer l’autre soir à la réception des Charles et l’ai souverainement méprisée tout au long de la soirée. Elle s’en est bien sûr rendu colpte. Et me voilà bien attrapée car je dois voyager avec elle prochainement et sans son aide ce voyage me serait impossible ! Dieu que j’ai été sotte ! Le rouge m’en monte au front. Quelle affaire. Tu es ma très chère amie et confident, mon seul espoir de me sorti de cette situation désastreuse. Je me suis montrée bien légère et capricieuse. Puisse-tu m’aider.
A très bientôt de lire tes mots réconfortants.
Ton amie chiffonnée, agacée d’elle-même.
REPONSE A LA LETTRE DE JEROME
Mon cher administré,
Qu’importe le très cher, le vous ou le tu. Mon administration et moi-même aimerions que vous nous soyiez encore plus cher. Nous faisons notre miel de votre travail, de vos entreprises et tout nous est bénéfice. Nous ne tenons pas à vous connaître davantage, vos déclarations régulières et ponctuelles nous suffisent. Elles n’ont pas la poésie des déclarations d’amour mais une efficacité qui nous remplit d’autres richesses.
Quant à la justice que vous revendiquez, vous vous trompez de ministère. Nous nous contentons d’appliquer barêmes et consignes.
Merci de votre contribution à la bonne marche du pays. Nous vous donnerons régulièrement de nos nouvelles.
Soyez assuré, cher, cher administré, de notre considération proportionnelle à vos revenus.
(Sam 12 Mars 2011 12:53)